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In-folio (205 x 272 mm), 86 feuillets [dont 1 f. blanc ; 84 ff. de texte n. ch. avec 35 lignes par page : *2, a-g8, h-k6, l8 ; 1 f. blanc], caractères romains, petites initiales gravées sur bois au début de chaque chapitre. Vélin souple à rabat formant un portefeuille, lanières de parchemin fixées par simple passage en fente, coutures traversantes croisées au dos, titre ancien en italien à la plume sur le premier plat et au dos, étiquette avec cote manuscrite en tête (reliure italienne de l’époque).
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Hain, 14345 [sans date] ; Proctor 6224 [1497] ; BM Italian books, p. 615 ; BMC VI 652 [1497 ?] ; Goff, Incunabula in American libraries, S-275 [1497 ?] ; Scapecchi, Gli incunaboli della Biblioteca comunale Rilliana di Poppi, 418 ; Butler, Newberry librayr, Fifteenth century books in Chicago, 1371 [1497] ; ISTC (Incunabula Short-Title Catalogue), is00275000 [after Aug. 1497].
Première édition en langue vulgaire du plus important ouvrage du réformateur radical florentin.
Établie par l’auteur lui-même, et publiée juste après l’originale latine du Triumphus crucis seu de veritate fidei, (Florence, par Bartolommeo di Libri, 1497), elle débute par une table et une préface par Domenico Benivieni, l’un des principaux défenseurs de Savonarole.
S’opposant à la corruption morale, le luxe, la vanité, la décadence de l’Église, Savonarole (1452-1498) est excommunié en juin 1497 par Alexandre VI. Cet ouvrage, publié après l’excommunication, vise à démontrer la malveillance et la fausseté des accusations d’hérésie. Le Triomphe de la Croix est considéré comme l’œuvre la plus importante du dominicain qui défend sa réforme spirituelle radicale, et démontre en quatre livres la vérité de la foi chrétienne, par la raison naturelle plutôt que par l’autorité ; il expose les preuves de l’existence de Dieu, les prophéties accomplies et les miracles, les mystères chrétiens.
Séduisante reliure de l’époque, en parchemin souple, typique des reliures humanistes structurelles et dédiées au travail.
Provenances : Attachant exemplaire provenant d’un père qui choisit d’offrir cet ouvrage polémique symbole de désobéissance, à sa fille religieuse : annotation manuscrite italienne au verso de la dernière page, peu lisible : « Questo libro e stato donato (…) a cara figliuola, suor Lorenza monaca (…) »]. / « Ce livre a été donné par Niccholò […] à sa chère fille, sœur Lorenza, religieuse […] » ; Ricasoli Firidolfi (ex-libris armorié début XXe siècle.) ; Petite étiquette XIXe s. avec cote manuscrite au contreplat.
Quelques rousseurs et taches pâles, tache marquée dans la marge des premiers et derniers feuillets, avec petits manques de papier. Gardes détachées en partie.
Vélin taché, petits trous, coutures lâches du bloc de texte cependant exemplaire très désirable dans sa reliure portefeuille de l’époque.





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