VIREY Julien Joseph Éphémérides de la vie humaine, ou recherches sur la révolution journalière et la périodicité de ses phénomènes dans la santé et les maladies.

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Paris, imprimerie Didot jeune, 1814

In-4 (270 x 217 mm) de 39 pp. Broché, couverture bleue muette.

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Reinberg (A.E.) et Lewy (H.), « Julien Joseph Virey et la naissance de la chronobiologie Â», Rythmes (Lettre de la Société francophone de chronobiologie, Faculté des sciences et des techniques, 23 rue du Dr Michelon, 42023 Saint-Étienne cedex), 2001, tome 33, n° 1, p. 3-9. 

Édition originale avec envoi « à monsieur le docteur Petitot, médecin, de la part de son confrère, J.J. Virey, D.M.P. »

Il s’agit très vraisemblablement de P. Petitot, médecin parisien, auteur d’une thèse soutenue à la Faculté de médecine de Paris en 1809, Essai sur le régime qui convient aux différens tempéramens, considéré en l’état de santé. Cette proximité thématique — régime, tempéraments et hygiène — éclaire le choix de Virey, dont les recherches portent ici sur les rythmes physiologiques et leur influence sur la santé et la maladie. Petitot appartenait au même milieu médical parisien que Virey et figurait parmi les souscripteurs du Dictionnaire des sciences médicales, vaste entreprise éditoriale à laquelle Virey collaborait. L’emploi par Virey de la formule « son confrère » atteste ainsi une relation professionnelle entre les deux hommes et situe cet exemplaire dans le réseau médical parisien auquel participait l’auteur.

Curieuse thèse de doctorat dans laquelle l’auteur cherche à établir une relation entre la mortalité des maladies et le temps relatif à une périodicité de 24 heures, autrement appelé le Nycthéméron. Cette Å“uvre pionnière est considérée comme le texte fondateur de la chronobiologie et de la chronothérapie.

Virey termine sa thèse avec une table statistique de mortalité établie entre mai 1807 et mai 1808. L’analyse de ces données l’amène à identifier des périodes où la mortalité est plus faible et d’autres où elle est plus élevée: Â«Â Les temps où l’on meurt le moins sont de 10 heures du soir à 3 heures du matin, ou les heures du premier sommeil, et aussi celles de 8 à 10h du matin, et de midi à une heure. le moment des repas à 10 heures du matin et à 4 heures du soir, dans les hôpitaux, est assez sain; l’heure suivante l’est moins, sans doute par l’effet des digestions difficiles ».

Présentée à Paris en 1814, l’auteur défend dans sa thèse que les rythmes biologiques influent nettement sur l’état de santé des malades et sur la probabilité de l’heure de décès. Il est le fondateur de la chronobiologie et son premier représentant. 

Bel exemplaire à toute marge, avec envoi à un confrère. 

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