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In-8 (191 x 120 mm) de 2 ff.n.ch., 378 pp, 1 f.n.ch (tables). Maroquin rouge janséniste doublé de maroquin noir, tranche dorée, couverture et dos conservés, sous étui (Huser).
Rupture de stock
Talvart & Place , I, 239.
Édition originale, tirage de tête sur Japon (n°12 sur 33), bel exemplaire avec à témoins.
Récit de guerre dédié à la mémoire des camarades de l’auteur, tombées ses côtés à Crouÿ et sur la cote 119.
Engagé volontaire, Barbusse part au front en décembre 1914. Blessé à deux reprises et atteint de dysenterie, il doit faire plusieurs séjours à l’arrière pour se rétablir, il est finalement réformé en juin 1917.
C’est alors qu’il est en convalescence pendant 6 mois en 1916 à l’hôpital de Chartres puis à celui de Plombières qu’il rédige son roman. L’idée est toutefois antérieure. Durant l’année 1915 il tient un carnet de guerre où il note l’expérience violente des tranchées. C’est ce carnet qui sert de base à la composition de son roman.
Il paraît tout d’abord sous forme de feuilleton au fur et à mesure de l’écriture dans L’Œuvre, un journal contestataire, à partir du 3 août 1916. Malgré l’orientation du journal, le texte est soumis à la censure, sans doute initiée par directeur du journal, Gustave Téry. Il faut donc attendre la publication chez Flammarion en novembre 1916 pour bénéficier pleinement du roman dans une version non censurée.
En lisse pour le Goncourt, Barbusse obtient le prestigieux prix quelque mois après la publication, il est choisi dès le premier tour, à 8 voix, celle de Léon Daudet et Elémir Bourges manquantes.
Très bel exemplaire, dos légèrement insolé.
Provenance : François Chrétien (ex-libris)





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