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LESAGE Alain-René Le Diable Boiteux, illustré par Tony Johannot, précédé d’une notice sur Le Sage par M. Jules Janin.

VENDU

Paris, Ernest Bourdin et Cie, 1840

Grand in-8 (270 x 182 mm) de 2 ff.n.ch., XVI, 380 pp. Demi-maroquin rouge à coins, dos à nerf, caissons ornés d'un décor floral, tête dorée (David).

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1500,00 

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Brunet, III, 1008 ; Carteret, III, 388 ; Cordier, 117-60 ; Vicaire, V, 245 ; Fléty, 53.

Ouvrage richement illustré, le plat supérieur est conservé. Il présente deux personnages collant une affiche sur un fond jaune comprenant le titre de l'ouvrage et une représentation du diable boiteux. Ce dernier réapparaît en faux-titre avec une vignette de réemploi empruntée à la page 18.

En frontispice un bois gravée par Brévière d'après Johannot tiré sur chine et collé, 140 vignettes in-texte ornent ensuite le texte.

Cet ouvrage paraît d’abord en livraisons comme c'est souvent le cas au XIXe siècle. Un certain nombre de romans ayant connu le succès au XVIIIe siècle sont périodisés et proposés au public en livraisons. Une fois l'intégralité de l’œuvre éditée, il est possible de la faire relier chez l'éditeur.

Le Diable boiteux s'inscrit dans une forme de continuité entre le XVIIIe et le XIXe siècle. Il s'agit d'une histoire de diablerie et d’enchantement saupoudrée de moral. Le Sage fait intervenir la figure démoniaque d'Asmodée qui use de divers sortilèges. Ces composantes ont tout pour plaire au XIXe siècle qui s'efforce de faire un naître un fantastique français.

Par ailleurs, la toute première occurrence de la locution « genre fantastique » se constate en 1798 dans un article de La Décade philosophique, littéraire et politique qui prend justement appuie sur l’œuvre de Le Sage (n°17, 30 décembre 1798).

Le récit et ses personnages offrent à Tony Johannot une palette de représentations possibles qu'il s'emploie à mettre en image. Comme toujours, les airs sont marqués, son diable est expressif, repoussant avec un air tantôt malveillant tantôt moqueur. Il accentue les caractéristique démoniaque, le visage n'est fait que d'angles : le nez, le menton et les cornes sont construits dans une suite de formes aiguës qui exacerbent le caractère du personnage. Johannot s'amuse également à tordre son Asmodée dans tous les sens. Il enserre souvent Cléofas, le héros du roman, suggérant ainsi l'emprise diabolique. Les bandeaux, lettrines, et les cul-de-lampes sont tout aussi travaillés que les vignettes, rendant l'ouvrage dynamique et riche.

Ce grand in-8 est en réalité réalisé en cahiers de 4.

Couverture présentant un petit trou sur le personnage de gauche, sinon très bel exemplaire, frais et sans rousseur.

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