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VAUBAN Sébastien le Prestre de Projet d’une Dixme Royale. Qui supprimant la Taille, les Aydes, les Doüanes d’une province à l’autre, les Décimes du clergé, les Affaires extraordinaires; & tous autres Impôts onereux…

VENDU

1707

In-12 (165 x 95 mm) de VIII, 268 pp., 4 tableaux dépliants, titre orné d’une sphère armillaire. Veau écaille, dos à nerfs, tranches mouchetées (reliure de l’époque).

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1800,00 

1 en stock

En français dans le texte, 134; Carpenter, X; Goldsmiths’ 4432 (pour une édition sans date mais avec la même pagination); Kress, 2586; voir INED, 4397 (édition à 270 pages).

Une des éditions publiées dans l’année de l’édition originale.

Né en mai 1633 à Saint-Léger-de-Foucherets (Saint léger Vauban dans l’Yonne), Vauban est le plus connu de tous les ingénieurs militaires français. Archétype de l’honnête homme du XVIIe siècle, il écrivit durant toute sa vie de nombreux traités touchant aussi bien aux sciences, à l’économie, l’agriculture, la stratégie qu’à l’architecture militaire.

En 1689 il rédige un mémoire sur le “rappel des huguenots” exhortant Louis XIV à revenir sur la révocation de l’édit de Nantes au nom de la liberté de conscience. En 1698, il met en place un recensement de la population mais surtout il élabore, en 1707, un projet d’impôt dit de “dîme royale” pour simplifier les impôts (nombreux, compliqués et inefficaces) : il propose un impôt unique sur le revenu, pouvant être à différents taux, mais dont le maximum serait de 10 %. Afin de justifier ce projet (que l’on retrouvera chez Mirabeau), Vauban argumente, à la manière de William Petty, à partir des faits, poids et mesures. Non seulement il participe à la création de la statistique mais sait l’utiliser à l’appui de son argumentation.

“C’est ce qui fait de lui un économiste classique, au sens apologétique du mot, et un précurseur des tendances modernes” (Schumpeter, History of Economic Analysis , pp. 203 passim).

La publication de cet ouvrage devait compromettre la position de Vauban auprès de Louis XIV. En effet, imprimé sans privilège les exemplaires en furent immédiatement saisis.

“Décembre 1706 : un maréchal de France [Vauban] âgé de soixante treize ans, introduit lui-même dans son carrosse franchissant la porte Saint Denis, deux ballots de feuilles clandestinement imprimées à Rouen, qu’il fait aussitôt relier chez la Veuve Fétil, rue Saint Jacques. Un bel in-quarto qu’il s’agit de distribuer aux amis influents qui auraient pu contribuer au succès de son action. Les Arrêts du Conseil privé du roi devaient enjoindre que tous les exemplaires (au nombre de 276) fussent saisis, confisqués et mis au pilon.”(En Français dans le texte).

Michel de Boislisle précise, dans La Proscription du projet de Dime Royale et la mort de Vauban, que la relieuse déclara à la police n’en avoir reçu que 264 exemplaires au total, parmi lesquels 12 avaient été reliés en maroquin et le reste en veau ou en vélin. L’interdiction de l’édition originale (de format in-quarto) eut un effet contraire et la production de contrefaçons fut lancé; dans les deux années qui suivirent on compte un très grand nombre d’édition, toutes sans nom de l’auteur, parfois sans date.

Dos habilement refait dans le style.

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