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In-12 (184 x 127 mm) de 224 pp.ch., 1 f.n.ch., 1 f. blanc, 8 pp. de cat. de l’éditeur. Broché, couverture originale jaune imprimée.
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Bouillaguet & Rogers, Dictionnaire Marcel Proust, notice de G. Henrot, p. 466 ; voir aussi Marcel Proust, Correspondance, éd. Ph. Kolb, XIII, 231 ; XXI, 206 & 208.
Édition originale de la traduction et de la préface de Marcel Proust. Exemplaire sur papier d’édition, numéroté 607 (on a tiré 12 exemplaires sur Hollande).
Le deuxième essai d’acclimatation proustienne de l’œuvre de John Ruskin en France, publié à la veille de l’inauguration du chantier de la Recherche. Proust avait déjà exercé ses talents de traducteur – avec l’aide de sa mère – sur un autre ouvrage du chef de file de l’école esthétique anglaise, La Bible d’Amiens (Paris, Mercure de France, 1904).
C’est son ami Robert de Billy qui avait initié Marcel aux cultes de la religion gothique ruskinienne, allumant ainsi une flamme que le jeune écrivain ne cessera d’entretenir par ses nombreux pèlerinages artistiques accomplis en compagnie de Reynaldo Hahn, Marie Nordlinger, Emmanuel Bibesco ou Bertrand de Fénelon. Le premier article de Proust sur John Ruskin parut en 1900 dans la Gazette des Beaux-Arts.
Sésame et les Lys contient la traduction de deux conférences. La première, Des trésors des rois, fut d’abord publiée en avril-mai 1905 dans Les Arts de la vie. La préface, intitulée « Sur la lecture », a paru dans La Renaissance latine du 15 juin 1905. Cet essai d’une cinquantaine de pages, dans lequel le traducteur évoque ses souvenirs de jeune lecteur – critiquant au passage les théories de son idole Ruskin –, est d’une importance capitale pour l’histoire de la formation du texte proustien. Après remaniement, il sera fondu dans la Recherche et publié séparément dans Pastiches et mélanges, en 1919, sous le titre de « Journées de lecture ».
Papier jauni comme souvent.





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