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In-4 (256 x 190 mm) de 66 pp. Cartonnage, premier de couverture conservé (reliure moderne).
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Moulinier Pierre. Naître hors de la métropole et se former à Paris : le cas des docteurs reçus à la Faculté de médecine de Paris au XIXe siècle. In: Outre-mers, tome 96, n°362-363, 1er semestre 2009. L’Atlantique Français. pp. 193-211.
Édition originale de la thèse pour le doctorat en médecine, avec envoi autographe sur la couverture « A. M. Et me Goullin hommage respectueux de l’auteur, A. Papin R. Beaufond ».
Les destinataires de cet envoi sont très probablement Pierre-Bénoni Goullin (1799-1875), négociant et notable nantais, et son épouse Joséphine Chaigneau. Pierre-Bénoni Goullin prit en 1828 la direction de la maison Rossel, maison d’assurance maritime dont l’activité était notamment liée aux armements nantais engagés dans le commerce avec les colonies. Son épouse, issue de la famille Chaigneau, appartenait, elle aussi, à un milieu étroitement lié aux entreprises et aux réseaux coloniaux français. Pierre-Bénoni était, en outre, le frère du docteur Benoît-Pierre Goullin (1797-1864), médecin formé à Paris, auteur en 1821 d’une thèse intitulée Dissertation sur l’hypochondrie.
Alexis Papin-Ruillier-Beaufond nait en 1835 à l’Anse Bertrand en Guadeloupe. Après l’obtention de son Baccalauréat de sciences à Bordeaux, il réalise les trimestres de médecine nécessaires à la soumission de sa thèse entre les universités de Paris, Bordeaux, Montpellier, et Strasbourg et soutient finalement sa thèse à la faculté de médecine de Paris le 28 juillet 1866.
Dans son étude l’auteur souhaite démontrer l’origine miasmatique du choléra, une origine alors encore débattue. Cette conception est celle qui domine au XIXeme siècle, elle suppose que la maladie proviendrait de l’émanation de « mauvais airs » ou de vapeurs toxiques contenant des matières en décomposition. Toutefois la réalité de cette théorie ne peut être affirmée. C’est à ce dessein que s’attache Papin-Ruillier-Beaufond:  » Le choléra, comme nous espérons le montrer dans cette thèse, est une maladie générale de la classe des maladies virulentes d’origine miasmatique, et le premier moyen de connaître la nature d’une pareille maladie est, selon nous, d’étudier les altérations qu’elle détermine dans ces éléments anatomiques et dans les humeurs du corps humain. »
Si les travaux de F. Pacini et J. Snow en 1854 ont respectivement permis de découvrir la bactérie à l’origine de la maladie, et d’expliquer sa propagation via des eaux contaminées, il faudra attendre les travaux de Robert Koch en 1883 pour confirmer l’origine bactérienne de la maladie, et expliquer ses moyens de transmissions.
Bon exemplaire, quelques rousseurs.





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