MARTIN Bernardin Dissertation sur les dents.

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Paris, Denys Thierry, 1679

In-12 (138 x 78 mm) de 9 ff.n.ch., 136 pp. Veau moucheté, dos à nerfs orné, tranches jaspées (reliure de l’époque).

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Un des tout premiers livres consacrés exclusivement à la santé des dents

Krivatsy, 7490 (sous Barthélémy Martin) ; David, p.190 ; Poletti, p.131 ; Weinberger, p.94 ; Waller, 10678 ; Wellcome, IV, p.65; Portal, III, 561.

Édition originale de la plus grande rareté.

Un des premiers ouvrages en français entièrement consacré à l’odontologie, la Dissertation sur les dents précède d’un demi-siècle la première édition du Chirurgien dentiste (1728) de Pierre Fauchard. Dans sa préface, Fauchard reconnaît Bernardin Martin comme l’un des deux seuls écrivains qui ont parlé des Dents scientifiquement. Le premier étant Urbain Hémard, Fauchard ajoute dans sa préface: “Le second, qui était apothicaire de feuë S.A.S.M. le Prince, nous a donné une Dissertation sur les dents, imprimée à Paris chez Thierry en 1679. Formant un petit volume in-12, dans laquelle il explique la nature des dents, & traite de leurs maladies et de leur guérison avec assez de méthode.

Le contenu de cet ouvrage est annoncé dans l’Avertissement par l’auteur: “J’expliquerai dans ce Discours la nature des Dents, leur sensibilité & en quoi elles diffèrent des autres os. Ensuite je traiterai du temps & de la manière qu’elles naissent, de leur nombre et des noms qu’on leur a donnés ; des maladies qu’elles causent quand elles commencent à vouloir sortir & du moyen de prévenir ces accidents & ce qu’on peut faire pour faciliter leur venue. Je parlerai de leur chute dans l’enfance, de leur carie & de ce qu’il faut observer pour empêcher qu’elles ne deviennent difformes & mal rangées & combien elles sont nécessaires : ce qu’il faut pratiquer pour les bien conserver durant le cours de la vie & pour cela, je ferai un détail de leurs défauts & des Remèdes qui sont usités pour les réparer. & comme les dents ont une étroite liaison avec les Gencives, je dirai quelque chose de leur beauté & de leurs imperfections, des maux qui les fatiguent & de la manière d’y remédier.”

Jusqu’au XVIIIe siècle, les chirurgiens-barbiers, plus ou moins compétents, étaient les seuls praticiens à tenter de soigner les dents, et généralement seul un chapitre est consacré aux dents dans les ouvrages plus généraux d’anatomie et de chirurgie.

Martin, Maître apothicaire, a dédié son ouvrage à l’abbé Bourdelot, médecin du prince de Condé.

« Il blâme les dentistes qui font usage des dents artificielles, & veut qu’on préfère le pélican au davier, lorsqu’il s’agit d’extraire une dent cariée » (Portal). Il déconseille aussi de limer les dents, mais recommande de séparer les dents trop resserrées.

P. d’Estrée a consacré un article à l’auteur dans le Bulletin de l’Histoire de la Pharmacie, 1917, vol. I n°17, pp.286-92.

Bel exemplaire de ce livre important.

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