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In-8 (164 x 105 mm) de 64 ff.n.ch. y compris le titre. Collation : A-H8. Illustré de 121 gravures sur bois dans des cadres typographiques. Veau, dos orné avec les armoiries de la famille Rohan-Soubisse, tranches rouges (reliure du XVIIIe siècle).
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Alden-Landis, 564/72 ; Colas, 2496 ; Rahir, 654 (relié avec Songes drolatiques de Pantagruel) ; Mortimer, français, 453 ; Vinet, 2084 ; voir Lipperheide, Aa5 (Ältestes gedrucktes Trachtenbuch) mentionnant les éditions de 1562, 1564 et 1567 ; Brunet IV, 1147 ; Fairfax-Murray, français, 478 ; Borba de Moraes II, 259.
Deuxième édition d’un célèbre recueil de gravures extrêmement rare. Premier ouvrage connu sur les costumes.
Ce recueil de magnifiques gravures sur bois a été publié pour la première fois à Paris en 1562, avec un texte imprimé en caractères civilité.
Il s’agit du tout premier ouvrage consacré aux costumes, avec plus d’une centaine d’illustrations de vêtements du monde entier. Sous chaque gravure figurent quatre vers décrivant les tenues ou les coutumes associées à chaque pays.
Publié à l’époque des grandes explorations maritimes, les chercheurs étaient particulièrement fascinés par les habitants des terres étrangères récemment explorées. Ils s’intéressaient non seulement à la géographie, aux spécimens scientifiques et aux ressources naturelles des pays qu’ils découvraient, mais aussi aux coutumes et aux vêtements de peuples inconnus. Les 121 gravures de Desprez illustrent les vêtements portés par les peuples indigènes du monde entier, accompagnées de quatrains décrivant les habitudes vestimentaires de chacun.
Tout comme les premiers récits de voyage mêlaient observation et folklore dans leurs descriptions de l’histoire naturelle, donnant naissance à des créatures mythiques et à toutes sortes d’hybrides, les tenues présentées ici sont un étrange mélange de documentation et de fantaisie. Elles comprennent des costumes portés par des dignitaires européens (chevaliers, gentilshommes, moines, etc.) de France, d’Espagne, de Suisse, de Venise, de Flandre, de Turquie, de Hongrie et de Russie, ainsi que des costumes portés par des peuples d’Afrique du Nord, d’Égypte, d’Arabie et de Perse. Parmi les peuples les plus exotiques figurent les Brésiliens, les Indiens et les « sauvages ». La suite est également parsemée de gravures représentant des personnages fantastiques, illustrant notamment l’évêque de la mer, le moine de la mer, le singe debout et le cyclope (pages D4v-D6r).
François Desprez était un artisan connu sous le nom de « boursiers », une profession qui consistait à dessiner des motifs, non seulement pour des broderies (sur des vêtements et des bourses, d’où le terme), mais aussi pour des gravures. Il était marchand et éditeur d’estampes, graveur et illustrateur à Paris dans la seconde moitié du XVIe siècle. Il était proche de certains imprimeurs et libraires parisiens, tels que le protestant Richard Breton, aux côtés duquel il comparaît dans un procès en 1559, et l’imprimeur Jean Leclerc. Au début des années 1560, il s’installe dans le quartier de la rue Montorgueil, parmi de nombreux « faiseurs d’images sur papier », c’est-à-dire des éditeurs et des marchands d’estampes.
« Among the more remarkable subjects may be the Scots and the Brazilians. Another reference to America is with Le Singe Debout (found near Peru). There are also three grotesque figures resembling those in the Songes Drolatiques de Pantagruel, which was also published by R. Breton in 1565 » Fairfax Murray.
« The plates of the Brazilian man and woman are of the greatest importance for the history of Brazilian iconography. They are one of the first likenesses of the Brazilian Indian, and are evidently very faithful » Borba de Moraes II, 259.
Dans la troisième édition de 1567, le nom de Desprez apparaît comme éditeur, bien qu’orthographié Des Prez, et Mortimer suggère qu’il pourrait avoir été à la fois l’artiste et l’auteur.
L’ouvrage est décrit par Colas comme suit : ‘This collection is extremely rare and is the first known collection relating to costume; it contains American types’.
Les belles gravures « are unsigned, but Destailleur points out their similarity to those decorating the Songes drolatiques de Pantagruel, published in 1556 by the same publisher » (Colas). Il n’est pas surprenant que les chercheurs pensent que Desprez est également l’auteur des Songes drolatiques de Pantagruel (1565), une série de gravures sur bois grotesques inspirées des peintures de Bosch et de Brueghel et publiées, comme ce livre, par Richard Breton. L’exemplaire de Rahir était en fait composé de ces deux séries reliées ensemble (Pantagruel 1565 et Recueil 1564).
Une édition extrêmement rare qui manque dans les grandes bibliothèques telles que la JCB.
Restauration de la reliure, coin du folio D4 déchiré sans affecter le texte, mais dans l’ensemble un bel exemplaire.
Provenance : John L. Nevinson (ex-libris)





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