D’ENTRECASTEAUX Antoine Raymond Joseph de Bruni Voyage de Dentrecasteaux, envoyé à la recherche de La Pérouse… Rédigé par M. de Rossel, ancien capitaine de vaisseau.

VENDU

Paris, De l’Imprimerie Royale, 1807-1808

2 volumes de texte in-4 (287 x 215 mm). Texte: 2 ff.n.ch., LVI, 704 pp., 32 planches gravées dépliantes pour le volume I ; 2 ff.n.ch., VIII, 692 pp., 1 planche gravée dépliante pour le volume II. Atlas grand in-folio (555 x 428 mm) de 2 ff.n.ch. gravés (titre et table), 39 planches gravées dont 29 à double page. Demi-veau bleu à coins, dos lisse (reliure uniforme de l’époque).

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Sabin, 22671-72 ; Hill, 467 ; Ferguson, I, 461 ; O’Reilly, Bibl. de la Nouvelle-Calédonie, 82; Taillemite, dictionnaire des marins français, p. 111-112.

Édition originale.

Elle contient le récit de l’expédition de secours du contre-amiral d’Entrecasteaux (1737-1793). Parti entre 1791-1794, cette mission fut ordonnée par l’Assemblée constituante. Deux gabares, La Recherche et L’Espérance, armées en frégates, avaient pour objectif de retrouver les traces de l’expédition de La Pérouse dans l’océan Pacifique.

Ce fut aussi un voyage d’exploration scientifique, utile à la navigation, à la géographie, au commerce, aux arts et aux sciences, qui disposa de moyens supérieurs à ceux de La Pérouse. Mais une grande partie de l’équipage ne survécut pas au voyage. L’expédition fut un échec dans sa mission première de retrouver “Monsieur de La Pérouse”, mais elle permit de nouvelles connaissances topographiques de nombreuses îles de l’océan Indien, ainsi que de nombreuses découvertes, notamment en botanique. Grâce aux travaux de Beautemps-Beaupré, ce fut un laboratoire de l’hydrographie moderne.

Parmi le comité scientifique de l’expédition on compta notamment les célèbres chercheurs suivants : Amboise Pierson ( ?-1796 ; astronome) – Miroir-Jouvency (1754-1798 ; géographe) – Jacques-Julien Houtou de La Billardière (1755-1834 ; botaniste, naturaliste) – Claude Bertrand (1757-1792 ; géographe, astronome, encyclopédiste) – Claude Antoine Gaspard Riche (1762-1798 ; botaniste, naturaliste) – Jean Blavier (1764-1828 ; botaniste, naturaliste, minéralogiste) – Louis Ventenat (1765-1794 ; naturaliste et aumônier du bord) – Louis Auguste Deschamps de Pas (1765-1842 ; botaniste, naturaliste) – Charles-François Beautemps-Beaupré (1766-1854 ; ingénieur hydrographe, cartographe).

Le texte est illustré de 33 planches dépliantes ; l’atlas, publiée en 1807, contient 39 cartes et plans. Relation particulièrement importante en ce qui concerne les détails nautiques de ce voyage dans les mers du sud. Les cartes qui composent l’atlas du voyage ont été dressées par l’ingénieur hydrographe Beautemps-Beaupré, les mesures prises à l’aide du cercle de réflexion de Borda permirent de préciser la géographie de ces contrées lointaines. Au cours de ce voyage, les navires de D’Entrecasteaux furent arrêtés par les Hollandais à Java. Le journal de bord ainsi que les collections, saisis par les Anglais ne devaient être restitués à la France qu’en 1802.

« [Promu] Contre-amiral en septembre 1791, il reçut le commandement de la Recherche et de l’Espérance envoyées à la recherche de Lapérouse disparu. Il emmenait avec lui une équipe scientifique (le botaniste La Billardière, l’hydrographe Beautemps-Beaupré) ce qui permit de procéder à de nombreuses observations astronomiques, nautiques, ethnologiques, etc. Parti par le Cap de Bonne-Espérance, il reconnut l’île Amsterdam, gagna les parages sud de l’Australie, reconnut la Tasmanie dont il devina l’insularité, la Nouvelle Calédonie, les Nouvelles -Hébrides, les îles Salomon et de l’Amirauté puis alla reposer ses équipages à Amboine (septembre 1792). Reparti cinq semaines plus tard, il se dirigea vers la Nouvelle-Hollande, fut escale aux îles Tonga et revint vers la Nouvelle-Calédonie où mourut Kermadec, commandant de l’Espérance. Le 9 mai 1793, il appareilla vers le nord, traversa les îles Santa Cruz et passa sans s’en douter à quelques milles de Vanikoro où s’était produit le désastre de Lapérouse » (Taillemite).

« D’Entrecasteaux, French admiral and governor of Mauritius, was sent to the Pacific in 1791 to search for La Pérouse. No traces of the lost expedition were found, but in the course of his search d’Entrecasteaux made important geographical discoveries. He commanded the Recherche and the Espérance. The second captain was Huon Kermadec, after whom the islands north of New Zealand were named. The naturalist for the expedition was Jacques Julien de Labillardière. They explored the west and southwest coasts of Australia, the south coast of Tasmania, the west coast of New Caledonia, and visited Tonga and the Santa Cruz Islands. The D’Entrecasteaux Islands near New Guinea were discovered and named for the admiral, who later died of colic off the north coast of New Guinea. The French Revolution divided the expedition; the royalists joined the Dutch on Java, and the Republicans fell into the hands of the British Royal Navy. Also captured were the expedition’s journal, charts, and natural history specimens. Sir Joseph Banks ordered that they be delivered to the coast of France under a flag of truce » (Hill).

« Du 20 juin au 2 juillet (1792), il longea les récifs qui bordent la côte ouest de la Calédonie sur une longueur de plus de 300 milles, tandis que Beautemps-Baupré dresse sous voile la carte de l’lle. D’Entrecasteaux découvre plusieurs îlots (îlots Huon et Surprise) au nord de la Calédonie et détermine la position du récit qui porte son nom. Il ne pénétra pas dans le récif. Mais reconnait (le 21 juin) Port-Saint- Vincent, qu’il dénomme le Havre trompeur faute d’en avoir su découvrir la passe. Le 23. Ils aperçoivent des indigènes, le 22, dénomment le cap Goulvain du nom du maitre d’équipage de la Recherche et, le 28, le cap Tonnerre – du nom du maitre d’équipage de l’Espérance. Après avoir visité les archipels situés à l’ouest et au nord de la Nouvelle-Guinée et l’archipel des Amis, sans y avoir trouvé des traces de La Pérouse, et après avoir contourné l’Australie, d’Entrecasteaux revient en Calédonie et mouille le 19 avril 1793 à Balade, au lieu même où Cook avait séjourné. L’expédition y restera jusqu’au 1o mai. Pendant que les matelots font de l’eau et du bois, les savants se livrent à leurs occupations : La Billardière et La Haye herborisent et recueillent des spécimens d’oiseaux, Bonvouloir fait des observations astronomiques, Péron dessine. Les relations avec les indigènes ne vont pas sans heurts : la discipline des équipages français est loin d’être aussi stricte que celle de Cook. Il y a des vols, des indigènes tués par des coups de feu, la famine est extrême… On croit bon d’enterrer sur l’ilot, de nuit, secrètement, Huon de Kermadec, le commandant de l’Espérance, mort le 6 mai, par crainte d’une exhumation par les indigènes, cannibales. Le 9 mai l’expédition quitte Balade. Les navires s’en furent reconnaître les récifs que Cook avait découverts au N.-O. de la Nouvelle-Calédonie. D’Entrecasteaux mourut en mer, de dysenterie et de scorbut, en juillet 1793, quelques semaines après son passage en Nouvelle-Calédonie. Le premier récit de son expédition contient des détails sur les indigènes qui complètent ou confirment ceux de Cook » (O’Reilly).

Très bel exemplaire, bien relié et complet de toutes les planches et cartes..

UGS 2024-11-0008 Catégorie Étiquettes , , ,