DE GUELEN Auguste de Brieve relation de l’Estat de Phernambucq. Dédié à l’Assemblée de XIX. pour la tresnoble Compagnie d’West-Inde.

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Amsterdam, Louis Elzevier, 1640

Deux ouvrages réunis en 1 volume, petit in-4 (140 x 180 mm) de 44 pp. pour le premier titre, et 22 ff.n.ch pour le second. Demi-basane de l’époque, conservé dans une boite-étui moderne de toile grise.      

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Une collection intéressante de deux documents politiques rares illustrant les défis auxquels étaient confrontés les Néerlandais au milieu du XVIIe siècle : les intérêts coloniaux et commerciaux, ainsi que les problèmes institutionnels nationaux

[Précédé de ] : 

Bedenckinge op de Deductie van de Ed. Gr. Mog. Staten van Hollant, noopende den Artickel van Seclusie van den Heere Prince van Oraengien. Ghedruckt na de Copye, 1654.

Borba de Moraes, II, p. 696 ; Garraux, Bibliographie brésilienne, p. 128 ; Brunet, II, 1782 : « Morceau rare, et que recommande autant le nom de l’imprimeur que le sujet » ; Knuttel Collection (Dutch Pamphlets) 7550a.

Réunion de deux rares pièces politiques témoignant des enjeux néerlandais au milieu du XVIIe siècle : l’enjeu colonial et commercial, et l’enjeu institutionnel intérieur.

Rare édition originale française (il y eut la même année une édition hollandaise) du compte-rendu de la gestion néerlandaise à Pernambuco par Guelen. 

Depuis 1630, les Hollandais avaient conquis cette région située à la pointe Est du Brésil, une des plus riches en production sucrière (en 1654, ils seront chassés par une révolte des colons portugais). S’adressant au directoire de la Compagnie des Indes orientales, avec un ton peut-être parfois provocateur, Guelen analyse la domination néerlandaise à Pernambuco selon troix axes : la milice, le commerce et la justice. Pour chacun d’entre eux, il dresse le tableau des dysfonctionnements puis liste les mesures (« ordres ») susceptibles d’améliorer la situation : que le Gouverneur et les Colonels  soient respectés, les soldats écoutés et soignés, « que l’on soit soigneux d’avoir toujours bon nombre de vaisseaux à la Rade de Récif« , et que ces vaisseaux soient équipés en soldats, « en bons feux d’artifice« . Pour réduire les pertes et la corruption, il recommande une plus grande implication des gouverneurs de la Compagnie : « [que] pour les payement des nègres, engins, & marchandises acheptés de la Compagnie, l’un des Seigneurs du Grand Conseil n’espargnât deux ou trois pas pour descendre de leur chambre sur la place qui est au devant de leur porte pour voir la condition des sucres et les faire recevoir en payements selon le mérite du sucre » (f. D). Néanmoins, c’est la justice qui est selon lui la question primordiale puisque « il y en a toutefois le moins ; pour ne point dire du tout, ou s’il y en a, on la tient si cachée qu’on n’en veut presque débiter ny à Flamands francs, ny a Flamands servant a solde la Compagnie, ny aux Portugais« . (f. D2).

Le texte qui ouvre le volume [dont le titre peut se traduire par : « Réflexions sur la Déduction des Très Nobles et Puissants États de Hollande concernant l’article de séclusion du seigneur Prince d’Orange« ], est un célèbre pamphlet orangiste anonyme, signé « par un patriote de la patrie« .

Il répond à la « Deductie » du grand conseiller républicain Johan de Witt, publiée la même année au moment de la crise constitutionnelle qui suit la première guerre anglo-hollandaise. Ce pamphlet réfute l’acte secret de Séclusion qui écarte le prince d’Orange du pouvoir.

Bedenckinge : Petit défaut de papier f. F2 ; mouillures pâles. — Phernambucq : cote manuscrite (ou prix ancien) sur la page de titre. Petite déchirure angulaire avec manque aux ff. D, F et F2. — Mors fendillés, frottés, petits accrocs.

UGS 2026-05-0004 Catégorie Étiquettes ,