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BAUDELAIRE Charles Les Fleurs du Mal

VENDU

Paris, Poulet-Malassis, 1861

In-8 (186 x 121mm) portrait frontispice gravé par Bracquemont, 3 ff.n.ch. (faux-titre, titre, dédicace), 319pp. Titre imprimé en rouge et en noir. Demi-maroquin citron à coins, dos à nerfs orné, gardes de papier peigne, tête dorée, étui assorti (Wenger).

Catégories:
120000,00 

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Exemplaire sur grand papier

Carteret, I, 124 ; Clouzot, 43 ; Pichois & Avice, 191 ; Vicaire, I, 343-344.

Seconde édition, en partie originale. Magnifique exemplaire imprimé sur vélin fort à la demande de Baudelaire et relié à l’époque par Wenger.

“C’est la seconde édition originale. Après la condamnation de 1857 et la suppression de six poèmes, Baudelaire doit recomposer son recueil, d’autant que, dès août 1858, le catalogue des éditions Malassis et De Broise mentionne que la première édition est épuisée. Le 1er janvier 1860 est signé un nouveau contrat (CP/ 1, 648-649). Malassis a tenu à demander le frontispice allégorique à son ami Bracquemond, qui finalement gravera un portrait. L’impression est faite à Paris, chez Simon Raçon et Cie. Le tirage est de 1500 exemplaires (prix: 3 F), plus 4 exemplaires sur chine, quelques exemplaires sur hollande, et quelques exemplaires sur vélin fort, ceux-ci tirés à la demande de Baudelaire. La mise en vente a lieu au début de février 1861. Le volume contient les 100 pièces de l’édition de 1857-moins les 6 pièces condamnées – plus 31 des 33 pièces publiées depuis la mise en vente de l’édition de 1857 – moins Hymne et La Rançon. Une seule pièce était encore inédite : La Fin de la journée. En tout, 126 pièces, ou 129 si l’on compte les quatre sonnets d’Un fantôme pour autant d’unités. L’autre grande nouveauté est l’introduction de la section Tableaux parisiens ; l’ordre des sections de 1857 est d’ailleurs modifié” (Pichois & Avice).

Exemplaire sur grand papier

Un des très rares exemplaires sur grand papier, celui-ci un des quelques (on ne connaît pas le nombre) tirés sur vélin fort. A propos des exemplaires sur grand papier Clouzot note : “Quelques très rares exemplaires sur Chine, vélin fort et Hollande, fort précieux”.

Comme déjà mentionné plus haut, Pichois est plus précis pour les exemplaires sur grand papier : “4 sur chine, quelques exemplaires sur hollande, et quelques exemplaires sur vélin fort, ceux-ci tirés à la demande de Baudelaire”.

Cet exemplaire sur grand papier est enrichi d’un tirage du portrait de Charles Baudelaire en 1844 par Émile Deroy, gravé à l’eau-forte par Bracquemond et monté sur onglet (le tableau est conservé aujourd’hui au Musée national du château de Versailles. Inv MV 5682).

Il contient également une lettre autographe volante, signée de Charles Baudelaire à Jules Rozier, datée du 9 juillet 1861. 1 p. in-8 (198 x 150mm), 2 feuillets, le second blanc, encre brune, adresse du destinataire au verso du second feuillet, 3 cachets de la poste :

“Mon cher Rozier, L’horizon s’éclaircit de nouveau pour moi, et je serais bien aise de faire promptement mon expédition. Je suis maintenant bien honteux de vous tourmenter ainsi, vous qui avez des affaires, et qui en même temps montrez une si charmante bienveillance pour moi”.

Timbre découpé, sans atteinte au texte. Cette lettre ne figure pas dans la Correspondance de Baudelaire éditée par Claude Pichois. On lit le nom de Rosier (avec un “s”) dans le carnet où Baudelaire tenait ses comptes, ses listes, son emploi du temps, de juillet 1861 (mois où fut rédigée cette lettre) à novembre 1863. Ce nom apparaît dans la colonne “Objets à reprendre”. Jules Rozier (1821-1882), contemporain de Baudelaire et voisin sur l’île Saint Louis, il était un peintre paysagiste et aquafortiste, ami de Henry Murger, auteur des Scènes de la vie de bohème. Il avait des talents de restaurateur de tableaux et de dessins.

Baudelaire lui confia au moins un “détestable dessin” (1861). On suppose qu’il s’agit d’un dessin réalisé par son père. Baudelaire en reconnaissait le peu de valeur artistique mais essayait de les acquérir. “L’horizon” que Baudelaire évoque ici concerne la nouvelle édition des Fleurs du Mal.

Rares rousseurs sur quelques feuillets ainsi que sur le portrait de l’édition.

Très bel exemplaire sur grand papier, conservé dans une rare reliure signée de l’époque.

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