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CHATEAUBRIAND François-René Atala – René

VENDU

Paris, Le Normant, 1805

In-12 (166 x 93 mm), 2 ff.n.ch, 46 pp.,1 f.blanc, 331 pp. Maroquin rouge à grain long, dos lisse orné, guirlande dorée encadrant les plats avec en lettres dorées sur le premier " SOUVENIRS D'AMITIÉ " et sur le second " Mme CHAUSSEE ", roulette intérieure, tranches dorées (reliure de l'époque).

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2500,00 

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Exemplaire de présent

Carteret, I, 161; Talvart 2-B Vicaire, II, 279-280. Cohen, 229, Chateaubriand, Le Voyageur et l'homme politique, 1969, Bibliothèque nationale, n°68; Escoffier, le Mouvement romantique, 155. 

Première édition collective de ces deux récits qui marquent le début de l'ère romantique.

Elle est ornée de 6 figures gravées par Saint-Aubin et Choffard d'après des dessins de Garnier.

Après avoir été publiée séparément cinq fois en 1801, Atala prit la place qui lui était destinée dans le Génie du Christianisme aux côtés de René (1802). Les éditions successives donneront lieu à de nombreuses révisions de l'auteur jusqu'à la présente édition qui donne le texte définitif : «J'ai passé quatre ans à revoir cet épisode, mais aussi il est tel qu'il doit rester. C'est la seule Atala que je reconnoîtrai à l'avenir » (Préface). La préface dans laquelle Chateaubriand explique son travail et sa réaction aux critiques de ces deux récits romanesques est en édition originale.

En 1791, Châteaubriand se rend en Amérique, cela lui inspire deux réalisations littéraires. Tout d’abord Atala, puis Voyage en Amérique publié en 1828 qui retrace son périple. Châteaubriand est alors fasciné par le paysage américain qui offre une nature luxuriante, sauvage et transcendante. Le botaniste amateur qu'il est n'oublie pas d’intégrer cette nature dans Atala, le récit combine en effet ses impressions de voyage à une histoire d’amour tragique jouée entre Atala et Chactas.

Rousseurs marginales sur planches. 

Exemplaire de présent à une botaniste amateure.

L'inclination de Chateaubriand pour la botanique est connue. Elle transparaît non seulement dans ses ouvrages mais aussi dans son quotidien lorsqu'il s'occupe du jardin de sa propriété de la Vallée-aux-Loups.

Si on sait peu de chose de Madame Chaussée, il est en revanche certain qu'elle fût une botaniste amateure au Havre. Elle est à l'origine de la création de la rose unique panachée dans les années 1820. Elle fut un temps dépossédée de sa réalisation en faveur de Monsieur Caron, gardien du jardin de l'hôtel de ville de Rouen (Singer, Max, Dictionnaire des roses, 1885, p.335).

Si aucun document historique ne lie Chateaubriand à Madame Chaussée, nous ne pouvons ignorer la concomitance de leurs existences. La botanique n'est pas la seule chose qui les lie. Ils fréquentent également les mêmes endroits. C'est au Havre que l'auteur débarque après son séjour en Amérique, il consacre d'ailleurs quelques passages à la ville dans les Mémoires d'Outre-tombe. (Livre VII).

Autre provenance : De la très belle collection du docteur Armand Ripault (ex-libris avec la devise "d'espérer servira"), cité dans le catalogue de la vente Giraud-Badin du 24 au 26 janvier 1924 (première partie, n°239) ; André Cade (ex-libris) :Professeur de pathologie générale et de thérapeutique à la Faculté de médecine de Lyon. – Correspondant à l'Académie de médecine et membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon.

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