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In-plano (595 x 425 mm) de 4 ff.n.ch. (faux-titre, titre, préface, dédicace), 87 pp., 1 f.n.ch. de table de planches, 69 planches la plupart lithographiées (dont la grande carte dépliante gravée, et une planche d’histoire naturelle coloriée). Demi-maroquin rouge, dos lisse (reliure de l’époque).
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Blackmer, 929 ; Nissen, 2335 ; Tobler, p.150; Rohricht, 1731 ; manque à Abbey.
Édition originale de l’un des plus beaux ouvrages illustrés sur l’Orient.
Le 22 août 1822, un jeune voyageur orientaliste suisse, Johann Ludwig Burckhardt, redécouvrait l’ancienne Pétra, capitale oubliée des Nabatéens. En mission pour les Britanniques, il était censé se rendre au Caire pour explorer l’Afrique du Nord, mais Burckhardt détourna son itinéraire, malgré l’hostilité des habitants, afin de visiter les ruines antiques de la région de Wadi Moussa (Jordanie). Huit ans plus tard, c’est le marquis Léon de Laborde, dessinateur talentueux, accompagné de l’ingénieur Linant de Bellefonds, qui explore, étudie et dessine l’une des premières représentations iconographiques de Pétra, « La Rose », et de son ancienne cité creusée dans la roche, qui fut longtemps le centre d’un immense commerce entre l’Arabie et la Syrie, l’Égypte et la Mésopotamie, la mer Rouge et la Méditerranée.
Dans la tradition des voyageurs du XIXe siècle, Léon de Laborde avait vingt ans lorsqu’il accompagna son père et deux amis au Proche-Orient dans le cadre d’un des grands tours de l’époque (1826-1827), dont il tira la matière de deux récits de voyage, en Syrie (1837) et en Asie Mineure (1838). Mais le goût de l’aventure le saisit à nouveau et c’est avec Maurice-Adolphe Linant de Bellefonds (Pacha Linant-Bey), alors au service de Mehmet Ali, qui avait déjà voyagé dans toute l’Arabie, qu’il organisa une expédition en « Arabie Pétrée ». La publication des nombreux documents recueillis à Pétra fit découvrir au monde occidental les célèbres tombes creusées dans la roche de la ville caravanière. Ces vues publiées de Pétra furent les premières à atteindre un public européen.
L’ouvrage est publié par souscription entre 1830 et 1833. Lors de sa préface, Laborde regrettait que son « compagnon de voyage n’ait pu s’associer à cette publication que pour un petit nombre de dessins ». Être au service de Mehmet Ali ne lui avait en effet pas laissé le loisir de s’impliquer davantage dans la publication, et « pour satisfaire à la juste impatience des souscripteurs », Laborde se décida à faire paraître un ouvrage qui allait marquer durablement l’imaginaire des Européens sur l’Orient.
Exemplaire bien complet de ses magnifiques 69 planches lithographiées dont la plupart tirés sur chine appliquée ainsi que de sa très belle page de titre ornée d’un grande vignette et de la grande carte qui manque très souvent.
Quelques rousseurs, sinon bel exemplaire.





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