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BERLÈSE Abbé Lorenzo Iconographie du genre camellia ou description et figures des camellias les plus belles et les plus rares peints d’après nature dans les Serres et sous la direction de M. L’Abbé Berlèse par M.J.-J. Jung

VENDU

Paris, Abbé de Sainte-Rose, [1839] 1841-1843

3 volumes in-folio (357 x 259 mm)300 planches gravées au pointillé, partiellement imprimées en couleur et terminées à la main. Veau bleu marine, décor romantique doré et mosaïqué de veau rouge, dos à nerfs orné, gardes de soie rose (reliure de l’épopque).

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55000,00 

1 en stock

Nissen, BBI, 150 ; Sitwell, Great Flower Books, 75 ; Dunthorne, 30.

Édition originale. Exemplaire magnifiquement relié de la plus célèbre monographie sur les camélias, illustrée de 300 superbes gravures en couleur.

Le camélia fut rapporté du Japon par les marchands portugais au XVIe siècle. C’est le botaniste et médecin allemand Andreas Cleyer qui fut le premier européen à le décrire à la fin du XVIIe siècle, suivi par Kaempfer, sous le nom japonais de Tsubaki.

Puis Linné attribua à cette plante le nom de Camellia Japonica en l’honneur du frère jésuite Jiri Josef Camel (latinisé en Camellus), éminent botaniste rendu célèbre par ses écrits sur la flore des Philippines.

Les premiers camélias furent introduits en France dès 1783. L’impératrice Joséphine de Beauharnais mit cette fleur à la mode et collectionna les camélias au château de Malmaison. Au XIXe siècle, le camélia était couramment appelé « rose de Chine » ou « rose du Japon ».

L’abbé Lorenzo Berlèse (1784-1863) né près de Trévise, déménagea à Paris en 1817. Il reçut la charge d’Aumônier de la Chapelle Expiatoire, sous le règne de Louis Philippe I. Ce poste, qui prévoyait une rente de 2000 francs sans demander trop d’efforts, lui laissait l’opportunité de se consacrer aux études de botanique dans ses serres toutes proches de la rue de l’Arcade où il cultivait une collection de plus de 800 variétés de Camélias. De plus sa fortune personnelle lui permit d’installer ses propres serres où il rassembla ses collections de plantes.

En 1837, la prolifération générale dans les variétés hybrides et la confusion sur la nomenclature le persuada qu’une monographie détaillée était nécessaire. Cette iconographie vit le jour à partir de 1839 grâce à une souscription lancée par l’abbé auprès des visiteurs de ses serres : 250 souscripteurs participèrent.

Sans égal dans l’histoire des ouvrages botaniques, cet ouvrage est autant un livre d’art qu’un traité scientifique sur la culture de cette plante. L’abbé Berlèse exprime dans la préface son ambition « que l’amateur le moins avancé, en y rencontrant les éléments de l’art, pût apprendre sans peine la culture générale du Camellia ».

La lithographie avait été envisagée au départ puis fut remplacée par la gravure sur cuivre qui offrait une meilleure qualité des couleurs des fleurs et feuillages malgré un prix plus élevé. Les camellias furent peints d’après nature par l’artiste allemand, Johann-Jacob Jung (1819-1844).

En 1848, à la publication de La dame aux camélias, Alexandre Dumas fils en changea l’orthographe, oubliant un « l » mais rajoutant un accent. L’orthographe camélia, consacrée par Dumas et validée par l’Académie Française, est toujours contestée par les amateurs du genre qui préfèrent en revenir à l’orthographe latine camellia.

Provenance: Henry Rogers Broughton, Second Baron Fairhaven (ex-libris armorié). La bibliothèque de Fairhaven était réputée pour l’excellence de ses livres, qui présentaient les grands classiques de l’histoire naturelle illustrée dans un état de fraîcheur remarquable.

Provenance: Henry Rogers Broughton, Second Baron Fairhaven (ex-libris armorié).
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